
Le président américain Donald Trump a imposé de nouveaux tarifs douaniers qui affectent presque le monde entier, mais surtout Thailand et d’autres pays d’Asie, où les exportations vers les États-Unis jouent un rôle crucial dans l’économie.
À partir du 5 avril, un tarif général de 10 % sera imposé sur toutes les marchandises importées aux États-Unis. À partir du 9 avril, les tarifs douaniers seront augmentés pour certains pays ayant d’importants excédents commerciaux – à des niveaux équivalents à la moitié des tarifs que le pays lui-même applique sur les produits américains.
La Thaïlande réagit et veut éviter le conflit
La Thaïlande sera frappée d'un tarif sur 36%, un niveau qui, selon les États-Unis, correspond au montant des droits de douane et autres barrières commerciales que la Thaïlande impose aux produits américains. Le gouvernement de Bangkok se dit préoccupé par les conséquences de cette situation, mais ne souhaite pas se retrouver dans un conflit. Au lieu de cela, vous souhaitez mener une dialogue précoce avec les États-Unis et a déjà créé un groupe de travail spécial pour aider les entreprises exportatrices.
Le Premier ministre Paetongtarn Shinawatra a souligné que la Thaïlande souhaitait continuer à être un partenaire commercial amical aux États-Unis. Le gouvernement espère que les États-Unis feront preuve de compréhension envers le fait que la Thaïlande est encore un pays en développement dans certains secteurs et que les tarifs douaniers ne frapperont pas trop durement les agriculteurs et les petites entreprises.
La Chine condamne et menace de contre-mesures
La Chine est le pays qui a protesté le plus clairement. Le ministère du Commerce du pays exige que les États-Unis retirent immédiatement les droits de douane et affirme que la Chine est prête à réagir avec ses propres mesures. Les médias d’État chinois décrivent les tarifs douaniers comme dangereux – à la fois pour l’économie mondiale et pour les consommateurs américains, car les biens deviennent plus chers aux États-Unis.
Le Vietnam, la Malaisie et l’Indonésie sont prudents – mais inquiets
Le Vietnam reçoit un tarif très élevé, l'ensemble 46%, ce qui rend la situation urgente pour les entreprises exportatrices du pays. Le Premier ministre Phạm Minh Chính a convoqué une réunion d’urgence et appelé au calme. Parallèlement, des discussions sont prévues avec les États-Unis pour voir si un compromis est possible.
La Malaisie et l’Indonésie sont plus prudentes. Les deux pays affirment vouloir éviter la confrontation et travaillent désormais sur des stratégies pour soutenir leurs industries et trouver de nouveaux marchés d'exportation. Le gouvernement malaisien a créé un centre national de crise « géoéconomique ».
Le Laos, le Myanmar et le Cambodge tirent la sonnette d’alarme, mais agissent discrètement
Les trois pays voisins, le Laos, le Myanmar et le Cambodge, sont également soumis à des tarifs douaniers très élevés – entre 44 et 49 %. Pour ces pays, dont l’économie est déjà fragile, les mesures américaines pourraient être un coup dur. Le Cambodge tente désormais de trouver une solution par le dialogue, tandis que le Myanmar et le Laos n’ont pas encore donné de réponse officielle.
Vad les mains maintenant ?
Plusieurs pays asiatiques devraient se réunir pour des discussions au sein de L'ASEAN pour discuter d’une réponse commune. Dans le même temps, la pression s’accroît sur les gouvernements de la région pour qu’ils agissent rapidement. Certains pays cherchent à négocier directement avec les États-Unis, d’autres envisagent de baisser leurs propres tarifs douaniers pour atténuer le conflit – tandis que plusieurs d’entre eux s’ouvrent à la possibilité de réagir par des contre-mesures, c’est-à-dire en imposant leurs propres tarifs douaniers aux produits américains.
Au sein de l’ASEAN, la possibilité d’agir en tant que force régionale unie, semblable à la façon dont L’UE prépare une réponse collective sur la nouvelle stratégie tarifaire des États-Unis. Une position commune pourrait donner plus de poids aux négociations – mais il reste à voir si les États membres pourront s’entendre à temps.
Pour la Thaïlande, la grande question est de savoir si les exportations vers les États-Unis vont diminuer – et si oui, quelles seront les conséquences pour l’emploi, les entreprises et l’économie dans son ensemble.
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Cet article est basé sur des informations vérifiées provenant de déclarations officielles, de conférences de presse et de reportages dans les médias établis en Thaïlande (ThaiPublica), Chine (Reuters), Viêt Nam (VietnamPlus), Malaisie (Malay Mail), Indonésie (Jakarta post), Laos (Temps de Vientiane), Birmanie (Asia Times) et le Cambodge (Temps khmer). Toutes les informations ont été vérifiées pour garantir leur exactitude et reflètent la situation au 3 avril 2025.
Article connexe
Lisez également notre article précédent sur les raisons pour lesquelles les États-Unis imposent des droits de douane, les pays les plus durement touchés et ce que cela pourrait signifier pour les économies de la région : Les États-Unis imposent des droits de douane, affectant la Thaïlande et l'Asie du Sud-Est
Texte : La rédaction
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