Donald Trump pointe du doigt lors d'un discours annonçant que les États-Unis imposeront de nouveaux tarifs douaniers à la Thaïlande et à d'autres pays asiatiques

Les États-Unis introduisent de nouveaux tarifs douaniers : quel sera l’impact sur la Thaïlande et les pays d’Asie du Sud-Est ?

2025-04-03

Le 2 avril 2025, le président américain Donald Trump a annoncé que ÉTATS-UNIS face à un nouvelle stratégie douanière basé sur la réciprocité – un changement radical qui provoque déjà de fortes réactions dans le monde entier. L’objectif est de reconstruire la base industrielle américaine, de réduire le déficit commercial et de renforcer la souveraineté économique du pays.

La première mesure est un tarif général de 10 pour cent sur tous les biens importés, qui entrera en vigueur à partir du 5 avril. Peu après, à partir du 9 avril, des tarifs plus élevés seront imposés aux pays avec lesquels les États-Unis ont d'importants déficits commerciaux – ce qu'on appelle des « tarifs réciproques » – où le taux tarifaire reflète la moitié des tarifs du pays destinataire contre les États-Unis.

La Thaïlande reçoit un tarif de 36 pour cent – ​​mais pourquoi ?

La Thaïlande est l’un des pays directement touchés par ces nouvelles mesures. Selon le nouveau modèle tarifaire américain, les produits thaïlandais seront soumis à un tarif de 36 %, les États-Unis estimant que la Thaïlande impose un tarif moyen de 72 % sur les produits américains. C’est un chiffre remarquablement élevé.

La raison de ces chiffres varie d’un secteur à l’autre. Le discours de Trump mentionne spécifiquement que la Thaïlande, comme plusieurs autres pays de la région, a depuis longtemps des droits de douane très élevés sur les motos, par exemple – jusqu'à 60 pour cent – ​​alors que les États-Unis n'ont prélevé qu'environ 2,4 pour cent de droits d'importation équivalents.

Tarifs élevés dans la région : le Vietnam, le Cambodge et l'Indonésie se démarquent

La Thaïlande n’est pas seule. Le Vietnam est désormais frappé d’un tarif douanier de 46 %, en réponse aux taux de droits de douane du pays allant jusqu’à 90 % contre les États-Unis. Le Cambodge se retrouve encore plus haut, avec un tarif américain de 49 %, et l’Indonésie reçoit 32 %. Ces niveaux de tarifs douaniers sont basés sur le fait que, selon l’évaluation américaine, ces pays ont utilisé pendant des décennies une combinaison de tarifs monétaires élevés, de barrières commerciales techniques et de charges indirectes telles que les subventions à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour protéger leur propre industrie.

L’administration Trump pointe également du doigt des obstacles non monétaires tels que la production locale obligatoire, les exigences de double test, l’exclusion des marchés publics et les réglementations qui désavantagent les entreprises étrangères. Ces barrières sont considérées comme particulièrement courantes dans des pays comme le Japon et la Corée du Sud, ce qui a également conduit à ce que les produits japonais soient désormais soumis à un tarif de 24 %.

Voici les taux tarifaires que les États-Unis imposent désormais aux marchandises en provenance de ces pays d’Asie du Sud-Est, en fonction des tarifs moyens de chaque pays contre les États-Unis :

  1. Cambodge – 49 %
  2. Birmanie (Myanmar) – 44 %
  3. Laos – 48%
  4. Thaïlande – 36 %
  5. Vietnam – 46%
  6. Indonésie – 32 %
  7. Philippines – 17 %
  8. Malaisie – 24 %
  9. Brunei – 24 %
  10. Singapour – 10 % (pas de droits supplémentaires – le minimum américain s'applique)

Remarque : Certains autres pays de la région ne figurent pas dans les données ou ne sont pas concernés par les ajustements tarifaires (par exemple, les nations insulaires comme le Timor-Leste et les territoires plus petits).

Que veulent accomplir les États-Unis ?

Le président Trump décrit cela comme une réponse à une « attaque économique » de longue date contre l’industrie américaine. Il estime que les entreprises et les travailleurs américains sont contraints de se faire concurrence dans des conditions déloyales depuis des décennies et que ces tarifs obligeront d’autres pays à adopter des conditions commerciales plus équitables – ou à délocaliser leur production aux États-Unis. Il exhorte les fabricants : « Vous voulez éviter les droits de douane ? Construisez l’usine en Amérique. »

Conséquences économiques pour l'Asie du Sud-Est

Pour les pays d’Asie du Sud-Est qui dépendent fortement des exportations vers les États-Unis, notamment dans les secteurs de l’électronique, des véhicules et des textiles, cela pourrait constituer un choc sérieux. Cela s’applique notamment au Vietnam, qui est devenu l’un des plus grands fournisseurs du commerce de détail américain au cours des dix dernières années. La Malaisie, l’Indonésie, les Philippines et le Cambodge pourraient également être durement touchés si les importateurs américains commencent à rechercher des fournisseurs avec des tarifs douaniers plus bas ou délocalisent leur production.

La Thaïlande exporte massivement des voitures, des produits électroniques et des produits agricoles vers les États-Unis, et l’augmentation des droits de douane risque d’avoir un impact négatif sur ces secteurs. Dans le même temps, cela pourrait également signifier un carrefour stratégique – soit pour négocier de nouveaux accords avec les États-Unis, soit pour accroître les échanges commerciaux au sein de la région et avec la Chine, l’UE et d’autres marchés.

Vad les mains maintenant ?

L’administration Trump a annoncé que les tarifs douaniers resteraient en place jusqu’à ce que les pays montrent leur volonté de modifier leurs règles commerciales et de réduire le déséquilibre. Les pays qui abaissent leurs propres tarifs douaniers ou augmentent leurs importations de produits américains pourraient éventuellement voir leurs tarifs douaniers à nouveau abaissés.

Au moment de la rédaction de cet article, aucun pays d’Asie du Sud-Est n’a officiellement réagi en imposant ses propres tarifs douaniers, mais les analystes avertissent qu’un conflit commercial à grande échelle pourrait rapidement s’intensifier si les parties n’entament pas de négociations.


Texte : La rédaction

Licence d'images : Gage Skidmore, flickr, image originale

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